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Garance Doré

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Plus de deux mois que j’habite à LA, et mon armure de métal new-yorkaise commence tout doucement à se dissoudre. Je ne savais même pas à quel point j’étais conditionnée, tellement j’étais conditionnée… Je suis arrivée à LA comme un bolide fumant, pleine d’idées et de projets (maison, travail, style, et autres) et LA m’a forcée à me calmer, à…

Plus de deux mois que j’habite à LA, et mon armure de métal new-yorkaise commence tout doucement à se dissoudre. Je ne savais même pas à quel point j’étais conditionnée, tellement j’étais conditionnée… Je suis arrivée à LA comme un bolide fumant, pleine d’idées et de projets (maison, travail, style, et autres) et LA m’a forcée à me calmer, à me poser, et à profiter du paysage.

Ici, tout n’est pas comme je l’imaginais. En vérité, l’expérience est encore mieux que l’image que je m’en faisais. C’est plus profond qu’une image de soleil qui brille. C’est une histoire de cadence, de douceur, de rapport à la vie. Je n’en suis qu’au début, mais tout en moi est en train de changer, des plus petits détails aux idéaux les plus profonds.

Du coup, je suis légèrement perdue, dans le flou. Ça se voit dans les détails comme dans les grandes sujets de la vie. Les détails, comme par exemple mon style, mon style de sport, mon style de vie

Ici, c’est génial, parce qu’on peut s’habiller mais alors, N’IMPORTE COMMENT.
Et moi, à la base, rien ne me fait plus plaisir que de m’habiller N’IMPORTE COMMENT.

D’abord, il n’y a pas de saisons. Il fait frais le matin, chaud dans la journée, et froid le soir. Ça donne des constructions vestimentaires étranges. Par exemple là, il est dix heures du mat, je suis au café, je porte un jean, une paire de tongs, un manteau léger, et… Un bonnet. Oui, des tongs et un bonnet. La dernière fois, je portais des mules AVEC DES CHAUSSETTES. Une brise d’air m’avait refroidi les pieds.

Même Chris m’a jeté un regard en coin, alors qu’en général il ne commente jamais /// mes tenues (il n’en a absolument rien à faire)(à mon grand désespoir). Il faut dire que mes chaussettes étaient bleu électrique.

L’autre jour j’étais à une soirée à Malibu, et, pré-coucher du soleil, toutes les filles portaient de grandes robes floues et des fleurs dans les cheveux, puis elles ont toutes fini par enfiler des doudounes par dessus leurs robes à la nuit tombée.

On aurait dit un édito shooté par Elaine Constantine dans les années 90. J’adore.
Mais moi du coup, c’est quoi mon look ?

Ajoutons que :

1/ Toutes mes fringues sont dans des cartons au garde-meuble, transition oblige.
2/ Toutes mes fringues ne colleront probablement pas du tout avec ma nouvelle vie de toutes façons (ma passion, c’était les manteau ahahah 🙂
3/ Moi j’habite à Venice, le havre de la coolitude, des surfers, des nerds en skateboard et de quelques hippies blasés par tout ce bordel et qui font les yeux ronds.

Le résultat, c’est que l’exigence niveau style est vraiment, vraiment, vraiment au ras des tongs. Personne n’attend rien de vous, en fait, et on peut être en short en jean toute l’année sans que ça ne pose de problème. C’est génial, mais ça pousse pas du tout à la conso, ni à la recherche de style, va falloir que je trouve mon équilibre à ce niveau-là parce que non, comme Gwyneth je n’abandonnerai jamais ma recherche du style, je le jure.

[Il y a aussi les filles en pantalon de yoga, mais ça c’est une espèce qui sévit partout à Los Angeles. Et qui me terrorise parce que je me suis surprise moi aussi plus d’une fois à Whole Foods (oups, pardon,à Erewhon, beaucoup plus branché que Whole Foods), après le sport, avec mon pantalon de yoga au rayon suppléments nutritionnels à chercher le meilleur prÉbiotique… Le cliché, la honte, les boules.]

Ce qui m’amène à vous parler du sport à LA.

J’ai commencé à m’y mettre, autrement dit je sors tout doucement de ma lose de janvier et j’essaye de chercher ma famille sportive. Non parce que je ne sais pas ce qui se passe à LA, on dirait que les gens se regroupent dans les classes de sport par style / âge / type de corps. Je ne nommerai pas les classes parce que je ne veux vexer personne, mais j’ai testé :

1/ Un studio de Pilates et de danse à côté de chez moi où semblent ne se retrouver que des femmes sympa de 50 ans et plus (et l’occasionnel homme transpirant, bizarre et perdu), à l’atmosphère trop cool mais où on ne se pousse pas vraiment parce qu’on S’ACC-EPTE ok. Ça parle de farmers market et d’immobilier (le sujet favori de LA vu qu’on ne peut pas parler de la météo comme à NYC) entre deux abdos et ça me fait me sentir aussi sportive qu’une huitre.

2/ Un studio de yoga où on parle beaucoup de lumière et de force intérieure et de curcuma (j’avoue, j’adore qu’on me parle de lumière intérieure) et où se retrouve une foule de gens tous plus différents les uns que les autres. Où à mon premier cours, j’étais assise avant la classe à essayer de me donner l’air occupé tout en ne regardant pas mon téléphone (sacrilège!) et où une femme est arrivée et a décrété que j’étais trop mignonne et que je méritais un hug pour que nos lumières se mélangent. Suis pas contre, pourquoi pas (surtout si on me dit que je suis mignonne) mais là aussi, work out pas assez challenging, envie de vraiment bouger.

3/ Un autre studio de Pilates, à l’opposé du premier, où se retrouvent toutes les filles en pantalon de yoga ET bouches / seins / fesses refaites (ça donne des corps vraiment très très très étranges tout ça). Et l’occasionnel homme perdu venu se rincer l’oeil. Là, après ce cours, je ne peux plus marcher pendant trois jours (ce genre de filles-là ne rigolent pas avec le fitness, elles veulent des RÉ-SUL-TATS) donc je suis contente, mais j’ai quand même du mal à m’identifier à l’ambiance avec mon corps tout normal et mes fesses non-protubérantes.

Résultat, j’étais un peu perdue, quand soudain vendredi ma copine Jen m’a proposé de l’accompagner à un cours appelé The Class, que j’ai adoré. C’est un mélange de tout ça, on saute, on danse, on crie, on se défoule, les gens qui y participent ne sont pas trop identifiables et on se muscle vraiment.

Le problème ? Les horaires et les endroits où les cours ont lieu : tôt le matin et loin de chez moi. Galère.

Surtout que voilà une autre chose où je suis complètement perdue : l’organisation de mes journées.

Parce que se réveiller à LA, c’est pas comme se réveiller à Paris, ou même à New York.
À LA, quand on se réveille, même à six heures du mat, on se réveille quasiment après le monde entier, ce qui veut dire avec cinq textos en attente, cinquante-six emails non lus et des rendez-vous téléphoniques aux aurores. On prend son petit déj, terrorisée à l’idée d’ouvrir son ordi et d’être engloutie.

Si l’on veut parler à sa famille, vaut mieux s’y prendre avant midi. Il y a neuf heures de différence avec la France. Pareil pour mon équipe. Si je veux vraiment avoir une journée productive, je commence à bosser vers 7h30 et c’est l’hystérie jusqu’à midi, puis ça se calme, puis soudain, après 3h, plus personne, on fait des échos sur la toile.

J’avais imaginé m’organiser dans ce sens-là, genre, aller au sport en fin d’après-midi, mais la vérité c’est que les journées débordent toujours,et que j’ai toujours été incapable de faire du sport après 11h du mat. Une fois que je suis habillée, que j’ai pris ma douche, que j’ai une journée qui a commencé, me remettre en tenue de sport représente un genre d’effort surhumain.

En plus il y a toujours un plan de dernière minute, un apéro avec des copains trop sympa, des courses à faire, un coucher de soleil trop beau pour le manquer.

Mes journées sont donc un bordel désorganisé au possible.

Mais vous savez quoi ? Pffffff, ça ne me dérange pas plus que ça.

J’apprends à être patiente et à accepter qu’un style de vie ne se plaque pas comme ça en trois minutes ou même en trois mois. Je fais avec, j’essaye de ne pas trop tomber dans les clichés sans non plus y résister comme une malade. Tant pis si je suis à Whole Foods en yoga pants et tant pis si je loupe encore une fois le cours de yoga de 5h30.

J’attends que les choses se mettent en place naturellement, des détails dont je viens de vous parler aux grands sujets profonds de la vie.

On verra bien, non ?

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